Comment faire vacciner son chat en pratique ?

C’est votre vétérinaire qui effectuera les vaccinations de votre chat lors d’une consultation vaccinale.

Au cours de cette consultation vaccinale, il examinera votre chat, vérifiera qu’il est en bonne santé et ne présente pas de signes de maladies, ni de parasites, et pourra faire les injections de vaccin. À noter qu’un chat malade peut ne pas être vacciné, si le vétérinaire estime que son organisme, affecté par la maladie, n’est pas en mesure de produire de réponse immunitaire suffisante.

Le protocole de vaccination

Le protocole de vaccination est de deux injections de vaccin espacées de 1 mois d’intervalle pour la primovaccination, et ce dès l’âge de 2 mois. Les rappels de vaccination seront annuels. Pour la rage, la primovaccination peut se faire à partir de l’âge de 3 mois, et ne nécessite pas de rappel un mois après.

Les rappels de vaccination antirabique sont annuels. L’immunité acquise suite à la vaccination n’est pas éternelle, et s’estompe avec le temps, c’est pourquoi les rappels de vaccination sont nécessaires. Si le propriétaire ne fait plus les rappels de vaccination, le temps passant, votre chat n’aura plus de protection et pourra risquer d’attraper ces graves maladies.

Si trop de temps a passé entre les dates de rappel prévues, il se peut que le vétérinaire vous conseille de refaire une primovaccination, c’est-à-dire de vacciner votre chat comme si c’était une première fois.

Quelques remarques à propos de la vaccination chez le chat

  • Avec l’âge, comme chez l’être humain, le système immunitaire peut perdre de son efficacité, ainsi il est aussi important de vacciner des chats âgés que des chatons.
  • Certaines chatteries demandent aux propriétaires de chats que ces derniers soient à jour dans leurs vaccinations pour pouvoir les accueillir, afin d’avoir une chatterie saine sur le plan sanitaire. Et comme pour être efficace les vaccins peuvent nécessiter des rappels et donc du temps, pensez-y mais pas trop tard !
  • Dans de très rares cas, certains chats peuvent présenter des réactions cutanées et/ou sous-cutanées au point d’injection du vaccin avec de petits kystes inflammatoires qui peuvent se cancériser si rien n’est fait. Dans ce cas de figure qui est, je le rappelle, extrêmement rare, le vétérinaire procédera à l’exérèse du kyste et à son analyse, et à l’avenir évaluera le bénéfice/risque de la vaccination, et s’il estime la vaccination souhaitable pourra faire les injections dans des zones sous-cutanées des pattes ou en région lombaire.
  • Certaines maladies spécifiques au chat, qui sont graves et mortelles et qui n’ont pas de traitements curatifs, ne disposent malheureusement pas de vaccin à ce jour. Je pense au SIDA du chat (virus du FIV) et à la PIF (Péritonite Infectieuse Féline). Certains laboratoires ont des équipes de recherche qui essaient de trouver des vaccins contre ces très graves maladies pouvant affecter les chats.

La meilleure protection de votre animal c’est la vaccination

En conclusion, nos chats sont susceptibles de contracter diverses maladies infectieuses qui peuvent être très graves, voire mortelles ou invalidantes pour toute la vie de l’animal. La meilleure protection que vous pouvez trouver pour votre animal est la vaccination. Elle sera correcte si elle est suivie dans le temps, avec respect des rappels de vaccination.

De plus, la consultation vaccinale sera l’occasion de faire le point sur l’état de santé de votre chat et d’aborder d’autres thèmes tels que la vermifugation, l’alimentation, ou le comportement de votre chat avec votre vétérinaire.

Ma dernière piqûre de rappel sera : « Vous aimez votre chat ? Protéger-le en le vaccinant ! »

Stéphane Cluseau, Vétérinaire